1939

Dans tout l’Hexagone

En 1939, année du début de la guerre, la production fut mitigée. En Bourgogne la production fut réduite, d’une qualité modeste. En Bordelais il y eut une récolte abondante, marqué par un été tardif, froid et humide.

À Bordeaux

L’année a connu un climat globalement médian, marqué par des conditions météorologiques favorables pour les vendanges malgré les perturbations liées aux conflits armés. Le millésime, moyennement réussi pour les vins blancs secs et légèrement meilleur pour les rouges, a bien vieilli dans l’ensemble. Le bouquet est délicat, a bien évolué, et conserve une fraîcheur fruitée notable. Les Sauternes ont particulièrement brillé, offrant des vins doux et fruités de grande qualité.

  • Rouges rive gauche : moyen
  • Rouges rive droite : moyen
  • Blancs secs : petit
  • Blancs liquoreux : très bon

En Bourgogne

Les vendanges commencèrent très tardivement : fin octobre, avec un peu de neige. Henri Jayer se rappelle : « J’ai même vu quelqu’un vendanger le 1er novembre dans une vigne de Vosne ». Les grands terroirs de blancs ont cependant su livrer d’excellents vins, particulièrement le Corton-Charlemagne et le Montrachet. On peut y distinguer aujourd’hui des notes de miel frais, de prune et de pomme reinette, généreux et minéral, les meilleurs climats arrivent à livrer de grands vins sur de petits millésimes.

  • Rouges : petit
  • Blancs : petit, meilleur en blanc
Voir :