1991

Dans tout l’Hexagone

Le millésime 1991 en France a été marqué par des conditions climatiques contrastées et des défis pour les vignerons. Globalement, il n’a pas été considéré comme une année exceptionnelle, mais certains domaines ont réussi à produire des vins de qualité malgré les difficultés.

1991 est un millésime qui n’a pas atteint les sommets de qualité de certaines années exceptionnelles, mais il a montré la capacité des vignerons à faire face aux variations climatiques et à produire des vins respectables malgré les difficultés. Certains vins de ce millésime ont vieilli avec grâce et peuvent encore offrir une expérience agréable aujourd’hui.

À Bordeaux

La création du millésime 1991 a été entravée par de nombreux obstacles, en particulier au début du printemps. D’importantes gelées avec des températures aussi basses que -8°C ont sévèrement endommagé les vignobles de Bordeaux, touchant particulièrement la rive droite et les appellations de Pomerol et Saint-Émilion. En revanche, Saint-Estèphe et Pauillac sur la rive gauche ont été relativement épargnées. Malgré les dégâts des premières gelées, des bourgeons de qualité inférieure ont réussi à émerger quelque temps après, retardant le cycle de la vigne.

Pour espérer obtenir des raisins mûrs et sains avec une belle acidité, une période de septembre ensoleillée et sèche était nécessaire. Cependant, le mois de septembre s’est avéré pluvieux, avec une tempête majeure le 25 septembre qui a apporté des précipitations abondantes. Les vendanges ont eu lieu principalement en octobre, mais les raisins récoltés étaient souvent dilués, avec des problèmes de pourriture et d’acidité. Dans l’ensemble, le millésime 1991 a été difficile et peu prometteur pour les vignerons de Bordeaux.

En général, les vins de 1991 sont restés abordables en termes de prix, en partie en raison de leur mauvaise réputation. Ils doivent être consommés relativement jeunes, dans les dix premières années, avant que leur évolution ne les transforme davantage. Malgré les défis rencontrés lors de ce millésime, certaines réussites isolées en font des options acceptables pour les amateurs de vin à la recherche d’expériences intéressantes et abordables.

Rouges rive gauche : moyen
Rouges rive droite : moyen
Blancs secs : moyen
Blancs liquoreux : faible

En Bourgogne

La Bourgogne a connu une situation similaire à celle de Bordeaux, marquée par des gelées printanières qui ont impacté le vignoble. Les bourgeons ont poussé rapidement, voire précocement, mais ont été stoppés par des températures froides. Les gelées ont causé des dégâts, obligeant une grande partie du vignoble à attendre l’émergence des contre-bourgeons. Pour le Pinot Noir, le millésime présente des similitudes avec celui de 1987. Malgré les défis climatiques, certains vins de qualité ont émergé, bien que globalement ils manquent de corps, privilégiant la finesse à l’opulence. Quelques domaines ont réussi à produire des vins complexes, mais ils restent rares. Des noms tels que Romanée-Conti, Anne et François Gros, ainsi que Denis Mortet se démarquent dans ce millésime délicat.
En ce qui concerne les vins blancs, le choix de la propriété est crucial, car la qualité est inégale. Le manque de maturité a entrainé un manque d’acidité essentielle pour équilibrer ces blancs initialement complexes. Plutôt que de les attendre pendant de nombreuses années, il est recommandé de les déguster dans les 5 à 7 ans suivant la récolte. Quelques grands domaines ont réussi à élaborer des vins concentrés et aromatiques, mais ils sont peu nombreux. Globalement, le millésime 1991 en Bourgogne est marqué par des difficultés, avec des résultats variables tant pour les rouges que pour les blancs.

Rouges : bon
Blancs : bon

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