2003

Dans tout l’Hexagone

Le millésime 2003 en France a été marqué par des conditions climatiques exceptionnelles et contrastées qui ont eu un impact significatif sur les vins produits cette année-là. L’été de 2003 a été l’un des plus chauds jamais enregistrés en France, avec des températures caniculaires et une sécheresse persistante. Cette chaleur extrême a eu des conséquences sur les raisins, provoquant une maturité rapide et parfois excessive. Les vendanges ont été précoces dans de nombreuses régions, et les vignerons ont dû agir rapidement pour récolter les raisins avant qu’ils ne surmûrissent.

Dans certaines régions, notamment dans le Sud de la France, les raisins ont été touchés par le stress hydrique et la canicule, ce qui a pu entraîner une diminution de la quantité de récolte et des problèmes de concentration des arômes. Cependant, dans d’autres régions, les vins rouges ont bénéficié de la chaleur pour développer une grande richesse en sucre et des tanins mûrs, ce qui a donné des vins corsés et puissants. Les vins blancs ont également montré une maturité accrue, mais avec des niveaux d’acidité parfois plus bas que d’habitude.

Le millésime 2003 a été qualifié d’atypique en raison de ces conditions climatiques extrêmes. Les vins rouges étaient souvent charnus, concentrés et riches en fruit, mais ils pouvaient manquer d’acidité et présenter une certaine chaleur alcoolique. Les vins blancs étaient généralement plus opulents et moins vifs que les millésimes typiques.

À Bordeaux

L’année 2003 a été caractérisée par un début de saison précoce avec l’émergence des premières feuilles en mars et une floraison en mai. Cependant, à partir du 1er août, une vague de chaleur brûlante accompagnée d’une sécheresse intense a touché tout le pays. Cette canicule a pris fin vers le 20 août avec l’arrivée d’une perturbation venant de l’ouest, mais elle a laissé des conséquences notables sur la maturité des raisins, surtout dans les sols de sable et de graves. Le cépage Merlot a été particulièrement affecté.

Bien que les dégustations en primeur aient initialement prédit un millésime exceptionnel sans tenir compte de ces conditions climatiques, on constate maintenant que de nombreux vins présentent des caractéristiques incomplètes. Ils affichent un fruit limité, une structure légère et des tannins souvent trop mûrs, suggérant une évolution rapide et une période de garde courte. Les terroirs d’exception, comme le plateau de Saint-Emilion, la lentille argileuse de Pomerol et les parcelles de graves près de l’estuaire dans le Médoc, se distinguent positivement. Les vins liquoreux se démarquent, affichant une pureté aromatique et une richesse inégalées depuis les millésimes remarquables de 1989 et 1990. En ce qui concerne les vins blancs secs, les terroirs de qualité avec des rendements faibles et des pratiques viticoles soignées sont prometteurs pour des bouteilles de grande qualité.

  • Rouges rive gauche : très bon
  • Rouges rive droite : très bon
  • Blancs secs : bon
  • Blancs liquoreux : très grand

En France

L’année 2003 a été marquée par des conditions climatiques exceptionnelles caractérisées par une sécheresse et un ensoleillement sans précédent depuis 1822. Ce millésime s’est surtout distingué par sa précocité. Cependant, malgré ces conditions, des aléas climatiques tels que le gel en avril, la grêle en juin et juillet, ainsi que le soleil brûlant en août ont menacé la qualité des raisins. Cela a nécessité un tri rigoureux lors de la récolte pour préserver la qualité du millésime, ce qui a conduit à des rendements faibles, réduits de 30% à 40% par rapport à 2002.

Malgré les défis, les raisins sélectionnés ont été d’une grande qualité et parfaitement sains, donnant naissance à des cuvées somptueuses. Bien que ces vins aient une acidité relativement modérée, leur équilibre reste parfait. Les vins rouges sont riches voire opulents, offrant des arômes splendides de mûre, cassis, cerise noire, épices et réglisse. Ils se distinguent par leur densité et leur longueur en bouche exceptionnelles, rappelant le légendaire millésime 1929. Les vins blancs sont également remarquablement amples et doux, avec des parfums délicieux de fruits à chair blanche, d’agrumes et d’amandes grillées, évoquant les mémorables millésimes 1947 et 1959.

  • Rouges : très bon
  • Blancs : bon

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